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Explications et consignes

le 26.11.17 19:32
L'échoppe vous tend les tentacules !


Bonjour à toi rôliste des contrées papier !

Te voici Au poulpe bariolé, une boutique sympatoche où tu pourras commander des analyses, des textes et des corrections ! De plus, je propose des petits ateliers où nous pourrons travailler sur tes soucis d'orthographe, de style ou autre (tant que cela concerne l'écriture, bien sûr). Pour ça, il te suffit d'ouvrir un nouveau topic dans cette section. Nous pourrons, par la suite, y converser tranquillement, le chocolat chaud à la main. Je te laisse papillonner dans l'échoppe, fais attention à ne pas trop te perdre dans ce joyeux capharnaüm !  


LA BOUTIQUE EST OUVERTE POUR TOUT TYPE DE COMMANDE PRIS EN CHARGE.



Quelques créations poulpeuses :


Pour te donner une idée de ma plume, voici quelques textes sélectionnés par mes soins.

Les îles aux épices:
13 Novembre 1511, les îles aux épices, archipel indonésien

Je déteste les formules toutes apprêtées, surtout pour livrer ces quelques lignes qui demeureront à jamais les vestiges d'un voyage atypique. En ces temps, j'entrais tout juste dans la fleur de l'âge. Les membres filiformes, le faciès niais, mes rêveries et idéaux emplissaient tout mon esprit. Ainsi déambulais-je dans les rues de mon village natal, les campagnes portugaises étant d'une infinie douceur. Je finis, bien malgré moi, par m'engouffrer au sein d'une venelle avant que tout ne devienne confus. J'ignore encore pendant combien de temps je demeurai ainsi, hormis que le réveil fut incroyablement douloureux. Allongé sur de gigantesques sacs à féculents, je frottai ma nuque endolorie, reprenant peu à peu connaissance. Le parfum frelaté du rhum et du sel se mêlèrent aux odeurs plus discrètes, agressives. La pièce était sombre, un filet de lumière pénétrant tant bien que mal au travers d'un hublot. M'approchant tout doucement, je pus apercevoir les flots valser sous l'impulsion d'une tempête. Je perdis l'équilibre, atterrissant sur une surface dodue et grommelant. « Que fais-tu là, petit ? » dit-il, me toisant nerveusement. Mes bafouillages ne firent qu'amplifier ma gêne, je ne connaissais pas cet homme, ni ces habits qu'il revêtait avec roguerie ; cette veste de brocart filée d'or, cette perruque d'un blanc immaculé... Je me sentais transporté en une autre époque, ballotté sans pouvoir émettre la moindre objection. « Ce garçon est mon fils, messire. Je lui apprends les rudiments du métier, il devait me rapporter quelques légumes de choix pour le potage de ce soir. » Une voix calme et enrouée me délivra de cette confrontation délicate, bien que le terme circonspect de « messire » me pétrifia. Que diable m'arrivait-il ? Une pièce de théâtre ? Une mauvaise plaisanterie ? Je demeurais interdit tandis que mon esprit s'embourbait, continuellement. Aucun repère, juste des images dignes d'un film historique. Ne restait plus que l'hypothèse du rêve.
Une fois à l'abri des regards, le cuisinier me reluqua de la tête aux pieds, tout aussi intrigué que moi. « D'où viens-tu ? Je n'ai jamais vu pareil accoutrement... ». Je gardai le silence, déboussolé, interdit. À quoi bon inventer je ne sais quelles inepties ? Je m'éveillerais tôt ou tard, laissant tout ceci dans le brouillard flou de l'onirisme. Du moins l'espérais-je, ne me cramponnant plus qu'à cette idée, maigre espoir s'il en est. « Tu n'es pas bien bavard... qu'importe, je t'emploierai à diverses besognes lorsque nous accosterons. Les îles aux épices fourmillent de denrées rares. J'aimerais que tu t'en procures. ». N'émettant toujours aucune réponse, les yeux fixés sur le plancher, il poursuivit : « Tu ne survivras pas bien longtemps si de Albuquerque apprend que tu es un voyageur clandestin, mon garçon. Il est dans ton intérêt d'user de discrétion et de te plier à mes requêtes. Comprends-tu ?» Je hochai la tête. Une infinité de questions se bousculait à mes lèvres. « Où suis-je ? Quel est ce délire ? Pourquoi je n'arrive pas à me souvenir ? » Malgré tout, mon instinct semblait rejeter toute logique. Comme si ce bond temporel avait bien eu lieu, que je ne devais en aucun cas éveiller le moindre soupçon.
Et ce fut ainsi que se termina notre entretien. Plusieurs lunes vinrent embrasser nos voiles, laps de temps durant lequel je pris peu à peu conscience de ma situation. Je ne rêvais pas, tout ceci était bel et bien réel. Le bercement des vagues, les beuglements à chaque manœuvre, le rationnement, les tâches ingrates m'ancraient à cette triste nouvelle. Fort heureusement, Belmiro m'avait pris sous son aile et je garde encore de fabuleux souvenirs à ses côtés. Il était soucieux, généreux, pédagogue. Jamais une question déplacée et toujours ce sourire avenant quoique légèrement scrupuleux. Quant au reste de l'équipage, je ne le côtoyais que rarement, me glissant tel une anguille sous les regards acérés du capitaine.
Un matin, alors que l'aube venait tout juste de sombrer, les cordages rongés par l'eau de mer immobilisèrent l'embarcation. Nous étions arrivés, les îles aux épices s'étendaient à l'horizon, enfin ! J'imaginais avec une certaine candeur l'émerveillement et l'impatience résidant dans le cœur des marins. Eux qui avaient enduré pendant de longs mois ces conditions déplorables, se nourrissant des récits folkloriques contés par leurs camarades de beuverie. Il est curieux de voir ces morceaux de terre, ces vastes territoires, ne figurant que comme de ridicules parcelles, à peine visibles, sur une carte du monde. Je n'avais jamais prêté attention à l'Indonésie, et pourtant... je participais à l'un de ces voyages inespérés, en quête d'un ailleurs tangible. Un mélange de nouveauté et d'orgueil caressa mon être. J'aurais pu me saisir d'un compas, me vanter de toutes les connaissances inculquées aux enfants de mon époque. « Voyez comme l'Inde, s'étend ! Les rondeurs de l'Australie ! Les contrées glaciales de l’Arctique. » Mais bien vite, cette pensée s'estompa, tapie derrière cet éclairement soudain : la raison. Les esprits étriqués auraient crié au loup, au fou à lier. Sorcier, baratineur m'auraient été étiqueté sans aucune peine... je n'osais attirer l'attention, préférant suivre les conseils avisés de Belmiro. Aussi, entamais-je mon escapade au travers du marché. Partout fleurissaient des étals bariolés, où les senteurs fantaisistes enivraient l'étranger. Le dialecte, les expressions distraites, tout rappelait ce colonialisme fondant tel un aigle sur sa proie. Ce fut sans nul doute ma plus grande découverte. Ces échanges nouveaux, esplanade de cultures diamétralement opposées. Les amours naissants, le métissage des us et coutumes. L'un apprenait à l'autre, même si l'équilibre parfait ne pouvait être instauré. Parfois, des excès de violence envenimait la situation. Je reluquais alors ces pistolets à mèche, d'une animosité inouïe, asseyant pouvoir et dominance portugaise. Tout ceci pour faciliter les routes de soie. Quel gâchis. Pour autant, je reprenais mes activités, soucieux d'apporter ce pour quoi on m'envoyait. De fil en aiguille, je pus m'aventurer par-delà le marché, traînassant entre deux murs rougis par le soleil brûlant. Ce furent mes derniers instants, me volatilisant de cet autre univers pour revenir parmi les miens. J'eus beau éplucher quantité de recueils, je n'ai jamais pu renouveler cette expérience ô combien gratifiante. Illusion, miracle ? Qui sait... Mais depuis, l'encre coule, faisant fleurir une source intarissable d'histoires intrépides.

10 Octobre 2016, Portugal.
Avelino Andrade

Apparence et psychologie de Sylsiza'an Hrothgar:

PHYSIQUE

Au premier abord, Sylsiza'an pourrait être confondu avec un a'ërith : sa longue chevelure et ses traits calmes semblent sortir tout droit d'Elyörak. Ses yeux ambrés et légèrement tirés contemplent sagement et se voient agrémentés d'un sourire serein, paisible. Sa cascade brune se voit souvent réduite en un petit filet, pressé d'un morceau de cuir. Ses joues creusées, son long cou et ses épaules minces lui confèrent une allure frêle, comme si le vent pouvait le briser d'un seul souffle. Pourtant, il y a un on ne sait quoi qui pétille au fond de son regard, quelque chose venant trahir cette allure placide.

Son teint blafard contraste avec les milliers de couleurs dont sont pourvues ses étoffes. Un poncho, une chemise au col haut, un saroual ainsi que des bottes de cuir, suffisamment confortables pour effectuer de longues distances. Quelquefois, Sylsiza'an revêt une cape tenue d'une broche qui lui fut confectionnée par son père, une pièce d'argent sertie d'un joyau verdâtre aux nuances jaune et ocre.

Pour finir, une besace de tissu rouge croise son torse, dans laquelle il peut ranger toute sorte de plantes. Ainsi, il peut soigner des blessures superficielles, préparer des élixirs ou tout simplement en faire de l'encens, des odeurs fiévreuses et enivrantes.


PSYCHOLOGIE


Le contraste entre l'apparence et la personnalité de Sylsiza'an est assez troublant. Lorsqu'il est entouré, les babillages fusent, de telle sorte que l'on cerne presque aussitôt le personnage. Tactile et sociable, il n'hésite pas à se fondre parmi la masse grouillante des rues, s'épanouissant à son contact. De plus, il s'attache facilement, accordant sa confiance dès qu'il en a l'occasion. Cela lui a valu quelques mésaventures dont il tire une certaine amertume, bien qu'il veuille la dissimuler (ne voulant voir que ce qu'il souhaite voir).

Ses mimiques et sa gestuelle ridicules peuvent amuser et il se plaît à le penser. Seulement, Sylsiza'an est également un piètre écrivain. Ses compositions sont mélodieuses, tout comme la façon dont il les transpose à l'oreille. Cela dit, il est dans l'incapacité de rédiger un texte pour les accompagner. Ainsi, le folklore se voit teinté de comique à travers des rimes absurdes, l'histoire devenant gondolante et provoquant les rires et autres railleries désobligeantes.

Néanmoins, malgré ses hontes, Sylsiza'an a cette force d'avancer et ce peu importent les obstacles. Il a conscience de sa nature périssable, de ses échecs - passés comme futurs - et pourtant, il avance, indéniablement. Il est de ces individus qui pensent que le meilleur est à venir et que chaque pas en avant est une victoire sur les démons qui nous rongent. L'exorcisme de ces derniers, il le réalise à travers ses voyages, son amour pour la musique (aussi mauvaise soit-elle), la flore et les individus qu'ils rencontrent. Il arrive même, qu'à côté de chaque spécimen soigneusement épinglé dans son journal, il dessine l'esquisse d'un visage. Un visage qui, un beau matin, lui a inspiré une fleur timide et fleurissante.

Apparence et physique de Sarastan Alzéor:

APPARENCE

Sarastan fut quelque peu gâté par la nature. Cette dernière lui conféra un charme authentique, à défaut d'une beauté lissée ; l'ovale de son visage accueille deux amandes d'un bleu saphir, surmontant un nez légèrement cabossé. Sa bouche, quant à elle, semble accentuer une certaine douceur. Une barbe, négligemment taillée, habille des joues amaigries par les périodes de jeûne. Quelques mèches chenues parsèment sa chevelure brune, maintenue par un cordon pour ne pas gêner ses mouvements. Ce détail trahit son âge, bien que leur densité soit prématurée. Une vaste cicatrice zèbre son faciès, traversant son œil droit. Elle est le souvenir immuable des dangerosités du métier, un rappel constant d'une vie éphémère, suspendue aux crochets d'hommes vicelards.

Élégamment vêtu, on le confondrait volontiers avec quelques nobliards ; sa redingote est minutieusement cousue de boutons en étain - à défaut d'être en or - ainsi que d'un fil argenté dessinant parfois quelques motifs floraux discrets. Un pantalon en toile, suffisamment ample, habille ses jambes robustes tandis qu'une large écharpe embrasse sa taille pour mieux la presser. Sa couleur ocre se marie ainsi aux tonalités plus mornes de ses autres étoffes. Quelques anneaux dorés pendent sur ses lobes, ébréchant malicieusement cette allure jusqu'alors respectable. Sarastan porte également une sacoche en bandoulière dans laquelle il range quelques victuailles, un petit carnet, de l'encre et une plume ainsi que diverses babioles dont il ne peut se résoudre à abandonner.

PSYCHOLOGIE

Sarastan, c'est cet esprit tiraillé entre ambitions et sentiments. Entre perfidie et douceur. Entre finesse et maladresse. Les paradoxes s'assemblent en une myriade de visages, d'identités officielles et officieuses, d'insoupçonné et d'évidence. Dissimulant avec plus ou moins d'ardeur ses origines et ses véritables traits, il n'en demeure pas moins attachant. Le cynisme éclipse les blessures béantes. La lubricité, ce désir de non-attachement, de liberté convoitée mais inatteignable.

Tous ces alliages finissent par laisser dans leur sillage des traces brûlantes. Brûlantes de douleur, de larmes. Les séquelles d'une voie atypique, désirable et désirée.

D'un autre côté, il peut présenter à certains égards un cœur affable, chaleureux, tout comme une générosité sans faille. Mais cela n'empêchera pas quelques actes intéressés de cet opportuniste des routes. Ces éternelles batailles dans cet esprit sinueux.

Je souhaite commander !


Tu souhaites un petit coup de ventouse ? Parfait ! Garde néanmoins à l'esprit que :

• La boutique n'a pas tellement de limite de commandes, je m'organiserai selon l'ampleur des tâches confiées. Une petite phrase au tout début de ce post te signalera la fermeture temporaire de l'échoppe.

• Selon la commande (et mes occupations IRL), je te donnerai un délai d'attente plus ou moins long.

Un p'tit lien vers ce forum-ci avec (ou non, m'en fiche) mon pseudo. Les crédits sont obligatoires seulement pour l'écriture d'un texte. En cas de correction ou d'analyse, osef.

Maintenant, copie/colle ce formulaire et je viendrai m'occuper de toi ! o/

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